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Albanie: l’insurrection de 1997 – Un dossier

Au début de 1997, la faillite (ou la fuite hors du pays) des banques pyramidales qui avaient attirés des masses considérables d’épargne publique provoqua une insurrection majeure en Albanie. De la fin février à la mi-avril, les rebelles armés par le pillage de casernes se rendirent maitres de nombreuses villes dans le pays, surtout dans le sud. Il fallut l’intervention humanitaire armée de l’Union Européenne (opération Alba) pour que les choses commencent à rentrer dans l’ordre. L’analyse approfondie de ce soulèvement reste à faire, notamment pour préciser le rôle qu’y joua le prolétariat aux côtés de couches sociales bourgeoises ou petites-bourgeoises lire la suite…

L’abolition de la valeur (septième épisode): Valeur et luttes des classes

Résumé des chapitres précédents:

Après avoir étudié, dans le premier chapitre de notre feuilleton, la façon dont Marx envisage l’abolition de la valeur et le dépassement du capitalisme, nous avons examiné, dans le chapitre 2, la théorie marxienne de la valeur telle qu’elle se présente dans le premier chapitre du Capital. Nous y avons notamment trouvé une acception du travail abstrait comme « dépense de force humaine », acception nécessitant de donner à l’échange un rôle primordial dans la définition de la valeur. Roubine est très conscient des problèmes de cette approche, mais n’arrive pas à en dépasser les ambiguïtés, qui sont la marque de l’époque où Marx et Roubine ont théorisé la valeur. lire la suite…

L’abolition de la valeur (sixième épisode): Socialité de la valeur? Crise de la valeur?

Résumé des chapitres précédents:

Après avoir étudié, dans le premier chapitre de notre feuilleton, la façon dont Marx envisage l’abolition de la valeur et le dépassement du capitalisme, nous avons examiné, dans le chapitre 2, la théorie marxienne de la valeur telle qu’elle se présente dans le premier chapitre du Capital. Nous y avons notamment trouvé une acception du travail abstrait comme « dépense de force humaine », acception nécessitant de donner à l’échange un rôle primordial dans la définition de la valeur. Roubine est très conscient des problèmes de cette approche, mais n’arrive pas à en dépasser les ambiguïtés, qui sont la marque de l’époque où Marx et Roubine ont théorisé la valeur. lire la suite…

SHELLEY, le poète des combats luddites

Texte de présentation de ÉCRITS DE COMBAT (Editions L’Insomniaque), recueil de textes de Shelley, par Hélène Fleury[1].

Que les écrits de Shelley appartiennent à la subversion d’une époque, son destin particulier déjà en témoigne. Peu lu de son vivant, exécré des élites cultivées, tricard à vie de la société « en place », censuré quasi à la source, suivi à la trace par la police, il trouva ses premiers vrais lecteurs dans les milieux révolutionnaires de la classe ouvrière grâce à des éditions pirates en constant renouvellement. lire la suite…

L’abolition de la valeur (cinquième épisode): Moishe Postone – La valeur et la domination abstraite

Résumé des chapitres précédents:

Après avoir étudié, dans le premier chapitre de notre feuilleton, la façon dont Marx envisage l’abolition de la valeur et le dépassement du capitalisme, nous avons examiné, dans le chapitre 2, la théorie marxienne de la valeur telle qu’elle se présente dans le premier chapitre du Capital. Nous y avons notamment trouvé une acception du travail abstrait comme « dépense de force humaine », acception nécessitant de donner à l’échange un rôle primordial dans la définition de la valeur. Roubine est très conscient des problèmes de cette approche, mais n’arrive pas à en dépasser les ambiguïtés, qui sont la marque de l’époque où Marx et Roubine ont théorisé la valeur. lire la suite…

Elementi sulla periodizzazione del modo di produzione capitalistico

Storia del capitale, delle crisi e del comunismo

Le note che seguono sono il breve commentario a uno schema (non disponibile) che rappresenta l’insieme del corso storico dell’accumulazione capitalistica. L’interesse che vi è nello stabilire una visione complessiva della storia del capitale, risiede nel mostrare come questa costituisca un processo globale che obbedisce a una logica contraddittoria, e ha un inizio e una fine; e nel fare emergere come la sua invarianza (la ricorsività delle crisi) non escluda un’evoluzione verso la produzione delle condizioni effettive della rivoluzione comunista.

Il contenuto di questo testo meriterebbe di essere rielaborato in profondità. Esso, in particolare, commette l’errore di escludere – per quanto concerne il quarto ciclo – qualsivoglia ritorno dell’estrazione del plusvalore alla sua modalità assoluta, ciò che lo sviluppo di paesi come la Cina contraddice. Si troveranno ulteriori insufficienze e imprecisioni nella descrizione delle altre fasi. Ma poiché mi sembra che lo schema generale dell’analisi resti valido, pubblico qui il testo così come era stato redatto nel 1998. lire la suite…

Où va Théorie Communiste?

A la suite de la publication d’une critique sévère de mon article  La Communisation comme Sortie de Crise[1] dans le n° 131 de Echanges et Mouvement, rédigée par RS et publiée sur le site DNDF sous le titre C’est au présent qu’il faut parler de communisation, où mon article avait été placé à mon insu, j’ai voulu lire Le Moment Actuel[2] pour comprendre le point de vue d’où cette critique venait. On trouvera ci-dessous des notes de lecture sur Le Moment Actuel, avec quelques réponses à C’est au présent… au passage, suivi d’une réponse partielle aux critiques de RS. lire la suite…

Where is Theorie Communiste heading?

Following the publication of my paper Communisation as the Way out of the Crisis[1] in issue 131 of Echanges et Mouvement, RS wrote a severe criticism of it entitled It is in the present tense that communisation must be talk of, published on the DNDF[2] website, where my own article had been posted without my knowing. In order to understand where this critique came from, I read The Present Moment[3]. The reader will find below my notes on reading The Present Moment (including some answers to It is in the present tense...), followed by a partial answer to RS critiques. lire la suite…

Activité de crise et communisation

Table des matières

Introduction

I – CRISE ET ACTIVITÉ DE CRISE

J’essaie de définir ce qu’est l’activité de crise du prolétariat dans les phases insurrectionnelles de son histoire. Il me paraît important de mettre en évidence la spécificité de ces moments de lutte parce qu’ils se distinguent qualitativement du cours quotidien de la lutte des classes. Ce dernier, qui fait l’objet de tant d’attention de la part de beaucoup de camarades, ne donne cependant qu’une indication (certes à ne pas négliger) de ce qui se passe au moment où le prolétariat se soulève contre l’exploitation de façon violente et généralisée. A ce moment, le prolétariat affronte le capital en posant sur le terrain la question du dépassement de la contradiction sociale, ce qu’il ne fait pas dans les luttes revendicatives. lire la suite…

Les bidonvilles forment-ils une planète à part?

L’article qui suit est essentiellement une critique du livre de Mike Davis Le Pire des Mondes Possibles, consacré aux bidonvilles. Ce qui désespère Mike Davis et consorts, c’est de ne pas retrouver dans les bidonvilles un prolétariat qui soit conforme à l’image qu’ils en veulent : une masse salariée de façon formelle, consciente et organisée en partis et syndicats. C’est comme cela qu’il faut comprendre leurs lamentations sur la disparition du travail formel, prédominant au cours des trente glorieuses, de même que sur celle de Marx (remplacé par Mahomet!). Il s’agit au contraire de montrer que, loin d’être des laissés pour compte qu’il faudra tirer de leur merde, les bidonvilliens font pleinement partie de la classe qui sera appelée à communiser la société. lire la suite…