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L’abolition de la valeur (deuxième épisode du feuilleton)

Résumé du chapitre précédent:

Le premier chapitre s’est efforcé de comprendre comment Marx envisage l’abolition de la valeur dans le passage du capitalisme au communisme. Sur la base de l’analyse de passages du Capital où il aborde cette question et aussi de sa Critique du Programme de Gotha, on est arrivé à la conclusion que, dans la vision marxienne, l’abolition de la valeur consiste essentiellement en abolition du marché et planification de la production et de la distribution selon un système qui garde la plupart des catégories de l’économie capitaliste. Ce point de vue n’est pas le nôtre, mais est conforme aux conditions sociales de l’époque de Marx. Partant du principe que ce sont les luttes du prolétariat qui font parler Marx, on lire la suite…

Où va Théorie Communiste?

A la suite de la publication d’une critique sévère de mon article  La Communisation comme Sortie de Crise[1] dans le n° 131 de Echanges et Mouvement, rédigée par RS et publiée sur le site DNDF sous le titre C’est au présent qu’il faut parler de communisation, où mon article avait été placé à mon insu, j’ai voulu lire Le Moment Actuel[2] pour comprendre le point de vue d’où cette critique venait. On trouvera ci-dessous des notes de lecture sur Le Moment Actuel, avec quelques réponses à C’est au présent… au passage, suivi d’une réponse partielle aux critiques de RS. lire la suite…

Where is Theorie Communiste heading?

Following the publication of my paper Communisation as the Way out of the Crisis[1] in issue 131 of Echanges et Mouvement, RS wrote a severe criticism of it entitled It is in the present tense that communisation must be talk of, published on the DNDF[2] website, where my own article had been posted without my knowing. In order to understand where this critique came from, I read The Present Moment[3]. The reader will find below my notes on reading The Present Moment (including some answers to It is in the present tense...), followed by a partial answer to RS critiques. lire la suite…

Activité de crise et communisation

Table des matières

Introduction

I – CRISE ET ACTIVITÉ DE CRISE

J’essaie de définir ce qu’est l’activité de crise du prolétariat dans les phases insurrectionnelles de son histoire. Il me paraît important de mettre en évidence la spécificité de ces moments de lutte parce qu’ils se distinguent qualitativement du cours quotidien de la lutte des classes. Ce dernier, qui fait l’objet de tant d’attention de la part de beaucoup de camarades, ne donne cependant qu’une indication (certes à ne pas négliger) de ce qui se passe au moment où le prolétariat se soulève contre l’exploitation de façon violente et généralisée. A ce moment, le prolétariat affronte le capital en posant sur le terrain la question du dépassement de la contradiction sociale, ce qu’il ne fait pas dans les luttes revendicatives. lire la suite…

Les bidonvilles forment-ils une planète à part?

L’article qui suit est essentiellement une critique du livre de Mike Davis Le Pire des Mondes Possibles, consacré aux bidonvilles. Ce qui désespère Mike Davis et consorts, c’est de ne pas retrouver dans les bidonvilles un prolétariat qui soit conforme à l’image qu’ils en veulent : une masse salariée de façon formelle, consciente et organisée en partis et syndicats. C’est comme cela qu’il faut comprendre leurs lamentations sur la disparition du travail formel, prédominant au cours des trente glorieuses, de même que sur celle de Marx (remplacé par Mahomet!). Il s’agit au contraire de montrer que, loin d’être des laissés pour compte qu’il faudra tirer de leur merde, les bidonvilliens font pleinement partie de la classe qui sera appelée à communiser la société. lire la suite…